NOVA par (Sir Paul McCartney)

Are You there?
God where are You?
Are You hiding in Your heaven or beneath Your deepest sea?
Was there something in Your past imperfect?
Is it something that we should have known?
God where are You?
Are You hiding God?
Are You hiding in the rain?
Are You hiding?
Are You there?

I am here
I am here in every song you sing
In the wings of a rising lark
Through the darkness to the morning light
I am here as first a new born babe opens eyes on the universe
I am here
I am here now
I am with you
I am here as every flake of snow
Washing white on the countryside
As each green blade stretches for the sun
I am here watching over them
I am here as first a new born babe opens eyes on the universe
With each step I’ll be that arm that guides
Now and then ‘till the end of time

Amen
A Garland For Linda

McCartney, le plus connu, l’ex-Beatle, l’ex-Wings, auteur-compositeur prolifique qui a brisé tous les records de ventes possibles; ensuite «Sir» Paul McCartney, auteur-compositeur de musique «dite» sérieuse qui s’est mérité au cours des dernières années lettres de noblesse et reconnaissance de la part de la critique internationale pour ses oeuvres classiques dont le Liverpool Oratorio, Standing Stone, A Leaf et Working Classical; et enfin, Paul McCartney, le peintre qui expose désormais dans les plus grandes galeries d’art du monde. Artiste accompli et milliardaire, Paul McCartney n’oublie jamais que tout ce qu’il possède ne lui est que prêté. Il y a déjà 4 ans, il l’apprenait de façon tragique, par la mort de sa compagne de vie, Linda McCartney. Après trente ans de vie commune, la mère de ses quatre enfants - Mary, Stella, James et Heather qui, bien qu’issue d’un premier mariage de Linda, a été adoptée officiellement par Paul - quittait ce monde. Cette oeuvre, NOVA, a été composée pour choeur et interprétée par le célèbre Joyful Company Of Singers de Londres et enregistrée chez EMI Classics. Dans ce chant, suite à la mort de Linda, Paul s’adresse directement à Dieu Lui-même et Lui pose cette question: « Es-Tu là? Dieu, où es-Tu? Te caches-Tu dans ton paradis ou sous Ton océan le plus profond? » C’est souvent dans l’épreuve et la détresse que l’homme ose parler directement à Dieu. C’est la révolte qui souvent lui permet de Le questionner; on pourrait aussi traduire les paroles de Paul McCartney comme suit: « Montre-Toi! Pourquoi doit-on toujours Te chercher? Pourquoi nous as-Tu abandonnés? » L’être se sent seul, dépourvu devant le malheur causé par la perte de l’être cher. Tout lui semble si injuste; aussi se demande-t-il pourquoi Dieu permet-Il de telles injustices ?

Paul reprend son interrogatoire et ajoute même une touche de défi et de reproche en reportant la faute sur Dieu Lui-même: « Y aurait-il quelque chose d’imparfait dans Ton passé? Serait-ce quelque chose que nous aurions dû savoir? Dieu, où es-Tu ? Dieu, Te caches-Tu? » Ainsi fonctionnent l’égo et le mental qui veulent tout contrôler, au point d’exiger de Dieu une réponse concrète, matérielle, évidente. L’orgueil exige de Dieu qu’Il daigne bien se montrer en personne et parler de vive voix, comme s’Il nous devait quelque chose, comme s’Il devait être tenu responsable de tous nos malheurs... Et pourtant, malgré tout, Dieu prend le temps de répondre effectivement à toute demande. À Sa façon. Mais L’entend bien qui sait écouter. Non seulement doit-on d’abord poser nos questions, énoncer nos objections, exprimer notre désaccord: le Seigneur accepte d’emblée d’ouvrir un tel dialogue avec nous, mais aussi faut-il savoir écouter afin de percevoir Sa réponse toute empreinte de subtilité et souvent, toute faite d’évidence même.

Paul McCartney le reconnaît dans le deuxième couplet et il prête ainsi au Seigneur la réponse suivante: « Je suis ici. Je suis ici, dans chacune des chansons que tu chantes. » Pourquoi chercher midi à quatorze heures. La réponse est déjà en nous, car c’est aussi en nous qu’habite le Seigneur Suprême, et chacun de nos sens est habilité à percevoir Sa présence d’amour: « Je suis dans les ailes de l’alouette qui s’élève, à travers les ténèbres jusqu’à la lumière du matin. » Et Dieu précise aussi : « Je suis ici maintenant, je suis avec toi. » En fait, le Seigneur ne nous quitte jamais car Il imprègne toute sa création par son amour infini. C’est l’âme conditionnée qui cesse de percevoir Sa présence, et non Dieu qui la quitte. Dans le monde spirituel, le temps n’existe pas, du moins pas comme nous le percevons dans ce corps de matière et dans ce monde régi par les lois matérielles; dans le monde spirituel, il n’y a qu’un éternel moment présent conscient, absolu. Paul McCartney poursuit la description de la présence personnelle de Dieu en nous exhortant d’ouvrir nos yeux sur la nature qui nous entoure afin d’y reconnaître la touche sublime de Krishna: « Je suis ici dans chacun des flocons de neige qui recouvre tout de blanc la campagne / dans chacun des brins d’herbe qui s’étire vers le soleil / Je suis ici et Je prends soin de chacun d’eux.» Et Paul de conclure avec des paroles d’une sagesse toute spirituelle que seul l’être qui a vécu sa peine en toute conscience, et osé affronter sa révolte en toute innocence peut formuler: « À chaque pas, Je serai le bras qui guide, maintenant et jusqu’à la fin des temps »

Seul Dieu peut apporter la paix de l’esprit et le repos du mental. Dans le deuxième chapitre de la Bhagavad-Gita, Krishna et Arjuna nous rappellent que le mental est plus difficile à contrôler que le vent: (Le mental, ô Krsna, est fuyant, fébrile, puissant et tenace; le subjuguer me semble plus ardu que maîtriser le vent. B.G. Chap 6 verset 34) qui donc autre que le Seigneur Lui-même peut ainsi apporté à l’être épuisé cette certitude absolue, cette conscience totale que Dieu est toujours présent et que rien ne saurait arriver?

Permettez-nous de vous rappeler ce verset extraordinaire du Premier Chant du Shrimad-Bhagavatam où il est dit que: « Les êtres empiégés dans le terrible filet des morts et des renaissances peuvent aussitôt s’y soustraire en chantant, fut-ce de façon inconsciente, le Saint Nom de Krishna, que redoute même la terreur en personne. » (SB, 1-1-14)

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare