Cet amour que nous possédions envers Krishna dans le monde spirituel s'est changé en concupiscence une fois arrivé dans ce monde de matière. Srila Prabhupada donne l'exemple de la pluie qui est pur avant d'arriver au sol, mais dès qu'elle touche la terre elle devient boueuse.

Dans la Bhagavad-gita au chapitre 3 versets 36 à 43 la concupiscence y est expliquée. Voici ces versets en vidéo.



Au verset 36 Arjuna demande cette question à Krishna.

Arjuna dit:
0 descendant de Visnu, qu'est-ce qui, même contre son gré, pousse l'homme au péché, comme s'il y était contraint?
Au contact de la matière, l'âme s'adonne sans hésitation à toutes sortes d'activités pécheresses, souvent contre sa volonté. L'être se voit contraint de commettre des fautes sans l'avoir désiré. Krishna lui répond par ces mots:
Le Seigneur Bienheureux dit:
C'est la concupiscence seule, ô Arjuna. Née au contact de la passion, puis changée en colère, elle constitue l'ennemi dévastateur du monde et source de péché.
Quand l'âme entre en contact avec la création matérielle, son amour pour Krsna se transforme, sous l'influence de la passion, en concupiscence. Inassouvie, cette concupiscence se transforme en colère, et la colère en illusion, par quoi nous demeurons prisonniers de l'existence matérielle. La concupiscence est donc le plus grand ennemi de l'être; c'est elle qui garde l'âme pure prisonnière de la matière. Les êtres en ce monde, ont une certaine indépendance, mais parce qu'ils l'ont mal utilisée, parce qu'ils ont transformé leur attitude dévotieuse en désir de jouissance matérielle, ils sont tombés sous l'empire de la concupiscence. Le monde matériel a été créé par le Seigneur pour permettre aux âmes conditionnées de satisfaire leurs désirs lubriques, et après une suite interminable d'efforts vains et frustrants, l'homme commence à s'interroger sur sa nature véritable.

Nous sommes dans un monde où tous sont sous l'influence de la concupiscence. Tous sont attirés vers la gratification des sens. Vous n'avez qu'à regarder près de vous. Toute la publicité est faite dans le but de jouir de nos sens. Ces derniers nous gardent en ce monde matériel dans un tourbillon de morts et renaissances. Les sens qui vie après vie nous dirigent vers la mort. Tant que nous n'aurons pas contrôlé cette concupiscence nous devrons mourir et renaître sans cesse. Le poisson dès qu'il voit un ver de terre au bout de l'hameçon veut immédiatement le porter sur sa langue et se fait attraper par le pêcheur, il va ainsi vers la mort. Pour attraper un éléphant, une femelle est entraîné pour attirer le mâle qui voulant du sexe tombera dans un trou. Pour attraper un cerf, le chasseur n'aura qu'à jouer de la flûte. Lorsqu'il entendra le son de la flûte il arrêtera sur place et le chasseur n'aura qu'à le tuer. Certains insectes sont attirés par le feu. Dès qu'ils en voient un, ils se dirigent vers celui-ci, et vont ainsi vers la mort au contact de ce feu. Que ce soit pour le sexe, la langue, les oreilles, les yeux, nos sens nous attirent vers la mort. Tant que nous voudrons jouir de ceux-ci, nous devons rester en ce monde et connaître la mort, vie après vie.

Il y a quelque temps j'ai produit cette vidéo dont le titre est: "Quoi pas de sexe?"



Il est dit dans la Manu-smrti que la concupiscence ne peut jamais être assouvie par la recherche de nouveaux plaisirs matériels, tout comme il est impossible d'éteindre un incendie en l'arrosant constamment d'essence. Le centre de toutes les activités matérielles est la vie sexuelle; c'est pourquoi le monde matériel est appelé maithunya-agara, "les chaînes de la vie sexuelle". Les criminels, dans la société, sont jetés en prison et gardés derrière les barreaux; de même, ceux qui enfreignent les lois du Seigneur subissent les chaînes de la vie sexuelle. Le progrès des civilisations matérialistes est fondé sur le plaisir des sens; il implique, pour l'être, un prolongement de l'existence matérielle. La concupiscence symbolise donc l'ignorance qui garde l'être prisonnier du monde matériel. En procurant des plaisirs à ses sens, on peut éprouver une certaine forme de satisfaction, mais ce faux sentiment de bonheur est en fin de compte l'ennemi ultime de celui qui en fait l'expérience.

Le Seigneur conseille à Arjuna de commencer par maîtriser ses sens, afin de pouvoir vaincre le plus grand ennemi, le plus grand pécheur, la concupiscence, qui anéantit le désir de réalisation spirituelle et détruit la connaissance du vrai moi. La Bhagavad-gita nous livre cette connaissance du moi spirituel. Les êtres vivants sont des parties intégrantes du Seigneur, et leur unique fonction est donc de Le servir. Cet état de conscience est précisément la conscience de Krsna, qu'il faut développer dès que possible, pour en atteindre la plénitude et la mettre en action.

Ce chapitre de la Bhagavad-gita nous oriente de façon concluante vers la conscience de Krsna, en nous apprenant que nous sommes les serviteurs éternels de la Personne Suprême; il ne nous oriente pas vers quelque vide impersonnel. Au cours de l'existence matérielle, l'on est certes porté à la concupiscence et au désir de maîtriser les richesses de la nature, et ces désirs de domination et de jouissance matérielle sont les plus grands ennemis de l'âme conditionnée. Mais forts de la conscience de Krsna, il est possible de maîtriser nos sens, notre mental et notre intelligence matériels. Il ne faut, pas abandonner son devoir et cesser brusquement d'agir, mais atteindre, en engageant fermement l'intelligence à la recherche de notre nature véritable, en développant progressivement la conscience de Krsna, un lieu spirituel où l'on ne sera plus influencé par les sens et le mental matériels. Tel est l'enseignement de ce chapitre.

La façon recommandée en cet ère pour se libérer de cette concupiscence est le chant du maha-mantra: Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare

Montage et compilation:
Aprakrita dasa

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare