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Certains ne peuvent concevoir que la grandeur de Dieu, sans toutefois en connaître l'étendue. Quand on leur parle de grandeur, ils voient de hautes montagnes, l'espace ou encore d'autres planètes. Aussi le Seigneur fut-Il dépeint en fonction de telles manifestations matérielles afin qu'on puisse ainsi méditer sur Lui. Voilà une autre facette de la conscience de Krishna. Quiconque pense: "Ces montagnes forment l'ossature de Krishna", ou conçoit le vaste océan Pacifique comme Son ombilic, fait preuve de conscience de Krishna. De même, on peut considérer les arbres et plantes comme les poils de Son corps, et Brahmaloka comme le sommet de Sa tête; le système planétaire de Pâtâlaloka se retrouvera alors sur la plante de Ses pieds. Ainsi peut-on penser à Krishna comme étant infiniment grand.

Dans un même ordre d'idée, on peut également considérer qu'Il est infiniment petit. Il s'agit là d'une nouvelle facette de Sa grandeur. Krishna peut créer la vaste manifestation cosmique, mais aussi un infime insecte. Dans un livre, on découvre parfois de tels insectes guère plus gros qu'un point et qui courent d'une page à l'autre. Ainsi se manifeste le génie de Krishna. Anoranîyânmahato mahîyân (Katha Upanishad1.2.20): Il peut créer l'infiniment grand comme l'infiniment petit. Les hommes ont maintenant inventé le 747 qui, à leurs yeux, est un appareil imposant. Mais peuvent-ils créer un avion aussi petit qu'un insecte ailé? Cela leur est impossible. Or, la véritable grandeur ne se limite pas qu'à un aspect. Celui qui la possède doit pouvoir se faire infiniment petit ou grand.

Texte tiré du livre: La Reine Kunti.


Les mouches et les abeilles voient 200 images à la seconde. Pour elles, tout est au ralenti. Attraper une mouche est difficile car elle nous voit dès le premier geste. Chaque instant leur paraît dix fois plus long que nous. À ce rythme, leur vie semble aussi longue que la nôtre. La durée de vie de la mouche femelle est d'environ un mois. Sur l'abeille, vivent des acariens qui passeront leur vie entière sur ce bourdon. Le corps de cet insecte qui ne cesse de voler à une vitesse de quelques kilomètres à l'heure est pour eux leur univers. Ils penseront tout au cours de leur vie que ce soi-disant univers est la réalité. L'idée de penser qu'à quelques centimètres d'eux existe un autre monde, celui des humains, leur échappe.

Si on disait à la mouche que nous humains, vivons environ 1200 mois (100 ans) elle ne pourrait le croire, pourtant c'est la vérité et nous le savons tous. Aussi si on disait aux acariens qu'autre leur univers il existe des villes entières des millions de fois plus grand que leur soi-disant univers elles ne nous croiraient pas non plus. Comme les acariens nous sommes sur le corps de la terre mais nous volons à plus grande vitesse soit des milliers de kilomètres à l'heure. Ceci serait très difficile à croire pour de tels insectes qui à notre vision ne vivent que quelques moments.

En ce monde existe un être dont la vie dé-passe largement la nôtre et dont voici sa durée. Le premier être créé de cet univers, né sur une fleur de lotus appelé Brahma est le créateur de ce monde dans lequel nous vivons. Il y a des millions d'univers et chacun est régi par d'autres personnes à la durée de vie aussi impressionnante que celle de notre Brahma. Un jour de vie de Brahma (douze heures) égale mille cycles de quatre âges de notre univers: Satya, Treta, Dvapara et Kali. Chaque cycle dure 4 320 000 de nos années. Une nuit d'égale durée succède  à ce jour. On compte trente jours dans l'un des mois de Brahma et douze mois dans l'une de ses années. Brahma vit cent ans; sa longévité, selon nos calculs terrestres, est donc de 4 320 000 x 1 000 x 2 x 30 x 12 x100, c'est-à dire 311 billions et 40 milliards (311 040 000 000 000) d'années. A la mort de Brahma, sa planète, Brahmaloka, est détruite.

La vie sur Brahmaloka paraît donc incroyablement longue rapportée à la vie terrestre, mais elle est rapide comme l'éclair si on la compare à la vie éternelle, dont jouissent les êtres dans l'Univers spirituel. Que dire alors de la vie de l'insecte et évidemment de la nôtre? Voilà pourquoi Sri Krsna, Celui même qui a énoncé la Bhagavad-gita, y souligne la qualité unique de Son Royaume. Il nous apprend qu'à la mort de Brahma, toutes les planètes de l'univers matériel sont anéanties. Les êtres qui ne se sont pas destinés à la voie spirituelle subsistent alors dans un état non manifesté - puis, passé un certain temps, quand l'univers se manifeste à nouveau, ils reprennent un corps de matière.

Il existe donc deux sortes d'annihilation de l'univers matériel: l'une, partielle, se situe à la fin de chaque jour de Brahma (4 320 000années x 1 000); les planètes supérieures, comme Brahmaloka, n'en sont pas atteintes l'autre, totale, a lieu à la fin de la vie de Brahma; alors l'entière manifestation cosmique est absorbée dans le corps d'antimatière, d'où les éléments matériels émanent, se manifestent, et où ils se trouvent résorbées après leur destruction. A l'opposé, le monde spirituel bien au delà de l'Univers matériel, n'est jamais anéanti, ce monde n'est jamais sujet à la destruction. Nous pouvons comme les acariens vivant sur l'abeille voler, mais à une vitesse plus grande et comme eux penser que notre univers est la réalité ou bien s'éclairer de livres comme le Srimad-Bhagavatam et la Bhagavad-gita afin de nous sortir de ce monde temporaire et de nous donner une vision plus large de ce que nos sens imparfaits ne peuvent concevoir. A nous de choisir quelle vision nous voulons, celle de la mouche et les acariens ou celle d'êtres éclairés qui ont vu la vérité à la lumière des Ecritures védiques données par Krishna Lui-même.

Compilé et écrit par Aprakrita dasa

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