La terre a tremblé, puis la mer s'est déchaînée, engloutissant des centaines de personnes. En plein milieu de l'après-midi vendredi dernier, le Japon a été frappé par le plus fort tremblement de terre de son histoire. L'onde de choc s'est fait sentir jusqu'en Colombie-Britannique. (Canada)


Les images du séisme et du tsunami qu'il a causé dans les minutes qui ont suivi, transmises par la télévision japonaise, avaient de quoi glacer le sang. On pouvait voir une immense vague noire, haute de 10 m à son sommet, balayer le littoral, emportant sur son passage maisons, bateaux, véhicules et vies humaines.


Tremblement de terre au Japon


Le bilan provisoire établi par la police fait état de plus de 1400 morts et disparus à la suite du tremblement de terre et du tsunami.




Témoignage d'un touriste français à Tokyo


Au moins 613 personnes ont péri dans différentes régions du nord et de l'est du Japon.


Tsunami Japon : vidéo amateur exlusive!


Parmi ces victimes figurent plus de 200 cadavres retrouvés sur la plage de Sendai (nord-est, préfecture de Miyagi) après le passage d'une vague de plus de 10 mètres consécutive aux secousses d'une amplitude considérable.


Tokyo a subi d'importantes secousses


Environ 1200 foyers sont susceptibles d'avoir été touchés par le tsunami dans cette zone.


Vidéos d'amateurs du séisme au Japon


Quelque 784 personnes étaient par ailleurs toujours portées disparues et 1128 blessés ont été signalés, selon le nouveau bilan provisoire de la police, établi samedi à 11H30 locales (02H30 GMT).


Séisme au Japon : résumé des événements


Bien sûr, nous ne souhaitons pas ces choses, mais dans ce monde il y a un danger à chaque pas, et ce, depuis le début de la création. Voici ce que dit Srila Prabhupada à ce sujet dans un de ses livres.

Dans l'Univers matériel, de nouveaux dangers nous guettent à chaque pas. Le Seigneur confirme, en effet, dans la Bhagavad-Gîtâ, que cet Univers est un lieu de dangers, jonché d'embûches. Les intelligences médiocres s'acharnent, par mille moyens, à contourner ces obstacles, ou à vouloir tirer jouissance de l'existence matérielle en dépit des malheurs qu'elle impose, mais demeurent ignorants du fait que cet Univers est, par nature, source de constantes souffrances. Ils n'ont par ailleurs nulle connaissance du Royaume de Dieu, tout de félicité et sans nulle trace de malheur. Au contraire, il va du devoir de l'homme à l'intelligence sûre de ne pas se laisser troubler par les cruautés du sort, d'ailleurs inévitables en ce monde, mais plutôt de prendre à cœur, en dépit de tous les maux qui ne sauraient manquer de l'atteindre, de progresser sur la voie de la réalisation spirituelle, conscient qu'il s'agit là de sa mission humaine.

De fait, l'âme se situe au-delà de toute souffrance matérielle, si bien que tous les maux auxquels nous faisons face ne sont tels que de nom, et donc sans fondement. En rêve, par exemple, on peut se voir dévoré par un tigre et hurler de peur, mais en réalité, il n'y a pas de tigre, et donc nulle raison d'avoir peur; tout n'est que chimères. De même, les maux de l'existence sont comme des songes. Si, toutefois, on a l'heureuse fortune de mettre un terme à nos " hallucinations " en entrant au contact du Seigneur à travers le service de dévotion, cette union ne nous apportera que gains tangibles; toute action accomplie dans le cadre des neuf pratiques dévotionnelles représente un pas en avant sur le sentier de l'affranchissement de l'Univers matériel, du retour à Dieu.

Ce verset fort intéressant nous révèle que les calamités ou périls (vipadah) sont bienvenus, en autant qu'ils nous permettent de cultiver le souvenir de Krishna.

ta te 'nukampâm susamîksamâno
bhuñjâna evâtma-krtam vipâkam

(S.B.10:14:8)


Comment le dévot accueille-t-il le danger ? Il est inévitable, car l'Univers est le royaume du danger. Les sots, ignorants de ce fait, s'acharnent à contourner ces embûches; aussi luttent-ils pour survivre. Chacun cherche le bonheur et fuit les périls. Ainsi se définit l'existence matérielle. Tous poursuivent le bonheur ultime (atyantikam sukham). L'ouvrier pense : " Travaillons sans relâche en économisant pour nos vieux jours, où nous pourrons alors jouir de la vie sans avoir à travailler. " Tel est le projet secret de chacun. Nul ne veut travailler; au contraire, dès qu'une personne s'enrichit, elle songe à une retraite heureuse. Mais ce n'est pas ainsi qu'on trouvera le bonheur.

Kunti parle ici de apunar bhava-darsanam. Le préfixe a signifie " ne pas " et les mots punar bhava " la répétition des morts et renaissances ". Voilà le vrai péril auquel il convient de mettre un terme.

L'Univers matériel est jonché d'embûches (padam padam yad vipadâm). Citons un exemple. On peut traverser l'océan à bord d'un navire à toute épreuve, mais sans être en sécurité pour autant : en mer peut surgir à tout instant quelque danger. Le Titanic étant considéré comme un navire insubmersible; or, dès son premier voyage, il coula à pic et plusieurs hommes influents y perdirent la vie. Conclusion : impossible d'éviter tout danger en ce monde qui demeure par nature une source de constants périls. Notre souci doit être de franchir sans délai cet océan de dangers. Tant que nous sommes en mer, notre situation demeure précaire, si solide que soit notre navire. C'est un fait. Ne laissons pas toutefois les vagues de l'océan nous perturber; cherchons plutôt à rejoindre l'autre rive. Tel doit être notre souci.

Tant que durera notre séjour ici-bas, nous devrons affronter diverses calamités car ce monde de matière en est saturé. Développons malgré tout notre conscience de Krishna afin de pouvoir, en quittant notre corps, retourner auprès de Lui, en notre demeure originelle.

Puisé dans le huitième chapitre du livre de la Reine Kunti.

Montage par Aprakrita dasa.

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare