tatradrsta-svarupaya
sruta-purvaya vai prabhuh
stutim abruta daivibhir
girbhis tv avahitendriyah
TRADUCTION

Là [à Svetadvipa], Brahma offrit des prières à Dieu, la Personne Suprême, bien qu'il ne L'eût jamais vu. Brahma avait simplement entendu parler du Seigneur par l'intermédiaire des Ecrits védiques, et avec un mental fixe il Lui offrit des prières tirées de ces mêmes Ecrits ou en accord avec eux.

TENEUR ET PORTEE

Il est dit que lorsque Brahma et les autres devas vont voir Dieu, la Personne Suprême, à Svetadvipa, ils ne peuvent Le contempler directement; toutefois, le Seigneur entend leurs prières, et les mesures nécessaires sont alors prises. Nous avons pu remarquer ceci à de nombreuses reprises. Le mot sruta-purvaya doit ici retenir notre attention. Nous acquérons l'expérience par la perception visuelle directe ou par l'écoute. S'il n'est pas possible de voir quelqu'un directement, nous pouvons entendre parler de lui de source authentique. Parfois les gens demandent si nous pouvons leur montrer Dieu. Cela est ridicule. Il n'est pas indispensable de voir Dieu pour reconnaître qu'Il existe. Notre perception sensorielle est toujours incomplète. Par conséquent, même si nous voyons Dieu, nous pourrons ne pas être capable de comprendre qui Il est. Quand Krsna était sur la planète, de très nombreuses personnes Le virent mais ne purent réaliser qu'Il était Dieu, la Personne Suprême. Avajananti mam mudha manusim tanum asritam. Les mécréants dénués d'intelligence ne Le reconnurent pas bien qu'ils L'aient vu personnellement. Même s'il voit Dieu en personne, celui qui est infortuné ne peut Le connaître. Aussi devons-nous entendre parler de Krsna par l'intermédiaire de la littérature védique authentique et de la bouche de ceux qui comprennent vraiment la version védique. Brahma n'avait pas vu Dieu, la Personne Suprême, auparavant, mais il était pourtant sûr que le Seigneur Se trouvait à Svetadvipa. Il saisit donc l'occasion pour aller offrir des prières au Seigneur.

Ces prières n'étaient pas des prières ordinaires inventées de toutes pièces. Les prières doivent être approuvées par la littérature védique, comme l'indiquent dans ce verset les mots daivibhir girbhih. Dans notre Mouvement pour la Conscience de Krsna, nous n'autorisons aucun chant qui n'ait été approuvé ou chanté au préalable par des bhaktas reconnus. Nous ne pouvons permettre que des rengaines de cinéma soient chantées dans le temple. Nous nous en tenons généralement à deux chants. L'un d'eux est sri-krsna-caitanya prabhu nityananda sri-advaita gadadhara srivasadi-gaura-bhakta-vrnda. Cette prière-là est authentique. On la trouve partout mentionnée dans le Caitanya-caritamrta et elle est reconnue par les acaryas. L'autre, bien sûr, est le maha-mantra:

hare krsna hare krsna krsna krsna hare hare
hare rama hare rama rama rama hare hare

Nous pouvons aussi chanter les prières de Narottama Dasa Thakura, Bhaktivinoda Thakura et Locana Dasa Thakura, mais ces deux chants —"sri-krsna-caitanya" et le maha-mantra Hare Krsna— suffisent pour satisfaire Dieu, la Personne Suprême, bien que nous ne puissions Le voir. Voir le Seigneur n'est pas aussi important que de L'apprécier par le truchement de la littérature authentique ou des enseignements authentiques de personnes autorisées.

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare