Les signes de vieillesse telles que devenir dur d'oreille, la mémoire qui raccourcit, l'intelligence qui se trouble, les dents qui se déchaussent, le foi qui fonctionne mal, tousser et cracher à grand bruit sont des indices que la mort approche. Ces symptômes décrits ici sont bien ceux du déclin de l'enveloppe matérielle qui précède l'anéantissement final. Le corps naît, se développe, se stabilise, engendre d'autres corps, dépérit et, à la fin meurt; mais l'insensé cherche pour son corps périssable une situation durable, et croit ses biens, ses enfants, sa société, sa patrie..., capables de le protéger. Ces sottes idées en tête, il s'enlise en des activités de nature éphémère, et perd tout à fait conscience de ce qu'il devra tôt ou tard abandonner l'enveloppe charnelle, transitoire, pour en revêtir une autre, pour se rendre esclave d'une nouvelle et toute fraîche combinaison de relations sociales, d'amitié et d'amour matériels, également voués à la destruction ultime. Il oublie son identité éternelle et s'affaire follement autour du provisoire, perdant de vue son premier devoir.

Les saints et les sages vont à ceux que rongent telle utopie, et cherchent à les éveiller au réel, mais eux regardent ces sadhus comme des parasites, et refusent, pour la plupart, de prêter l'oreille à leurs enseignements; mais ils accueillent volontiers toute sagesse de pacotille, tout prétendu sage susceptible de satisfaire leurs sens. Ces sages n'ont aucune intention de flatter les sentiments pervers de ces gens; aussi dépeignent-ils avec exactitude les conditions réelles de l'existence en ce monde et la voie pour s'affranchir des maux fatals qu'elle entraîne.

Compilation par Aprakrita dasa.

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