La Nouvelle du Jour

 

L'être qui se voit attribuer une forme humaine ne doit pas agir comme un animal. Les chiens et les porcs, par exemple, satisfont leurs sens en mangeant des excréments. De même, après une dure journée de labeur, certains êtres "humains" s'efforcent la nuit venue de trouver le plaisir en mangeant, en buvant, en se livrant aux plaisirs de la chair, en dormant. Il leur faut de plus se protéger de toute agression éventuelle. Cependant, ce n'est pas ainsi que vit un homme civilisé. Un être humain digne de ce nom doit accepter volontairement certaines souffrances en vue du progrès spirituel. Il est bien entendu que les animaux et les plantes connaissent également la souffrance du fait de leurs actes passés; toutefois, l'être humain se doit d'accepter certaines souffrances volontaires sous forme d'austérités afin d'accéder à la vie divine, ce qui lui permettra de jouir du bonheur éternel. Chaque être vivant s'efforce de trouver le bonheur, mais tant qu'il est emprisonné dans un corps matériel, il doit subir toutes sortes de maux. Or, l'homme est sensible à des valeurs supérieures. Il doit donc agir en accord avec la connaissance supérieure qui lui est transmise afin d'accéder au bonheur éternel et de retourner à Dieu.

 

Le gouvernement et le père, protecteur naturel, devraient éduquer ceux qui dépendent d'eux et les élever à la conscience de Krsna. Privé de la conscience de Krsna, tout être doit souffrir du fait qu'il est plongé dans le cycle perpétuel de la naissance et de la mort. Pour permettre à chacun de s'affranchir de ce carcan et d'accéder au bonheur et à la félicité, il faut enseigner le bhakti-yoga. Une civilisation irresponsable néglige d'éduquer l'homme sur la façon d'accéder au niveau du bhakti-yoga; pourtant, sans conscience de Krsna, une personne ne vaut pas mieux qu'un chien ou un porc. Les instructions de Rsabhadeva revêtent un caractère essentiel à notre époque, où l'on éduque et forme les gens à travailler comme des bêtes de somme pour satisfaire leurs sens, sans pour autant donner un but sublime à l'existence. Les hommes doivent faire des distances considérables pour aller gagner leur pain; ils quittent leur foyer tôt le matin pour ne pas manquer le train, dans lequel ils doivent voyager debout dans un compartiment bondé pendant une heure ou deux; puis, ils prennent le car pour aller jusqu'à leur lieu de travail. Au bureau, ils doivent travailler pendant huit heures, puis à nouveau compter deux ou trois heures de déplacement pour retourner chez eux. Après avoir mangé, ils ont des rapports sexuels et finissent par dormir.

 

En échange de tout le mal qu'ils se sont donné, ils n'obtiennent pour tout bonheur qu'un peu de plaisir charnel la vie humaine n'est pas destinée à ce genre d'existence, accessible même aux chiens et aux porcs. En fait, les chiens et les porcs n'ont même pas à travailler à ce point pour pouvoir s'accoupler. L'être humain devrait adopter un mode de vie différent et ne pas chercher à imiter ces animaux. L'alternative? Elle est également mentionnée: l'homme doit se livrer au tapasya, à l'austérité et à la pénitence, grâce à quoi il pourra s'arracher aux pièges de la matière. Une fois établi dans la Conscience de Krsna, dans le service de dévotion, son bonheur est garanti pour l'éternité. L'être distinct poursuit le bonheur vie après vie, mais il peut résoudre tous ses problèmes par la simple pratique du bhakti-yoga. Il obtient alors aussitôt de pouvoir retourner à Dieu, dans sa demeure originelle, ainsi que le confirme la Bhagavad-gita (IV.9):

 

janma karma ca me divyam
evam yo vetti tattvatah
tyaktva deham punar janma
naiti mim eti so `rjuna
 

"Celui, ô Arjuna, qui connaît l'absolu de Mon Avènement et de Mes Actes n'aura plus à renaître dans l'univers matériel; quittant son corps, il entrera dans Mon royaume éternel."

Puisé dans le Srimad Bhagavatam.

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare