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Question de changer un peu la Nouvelle du Jour, nous parlerons aujourd'hui, d'une ville célèbre de l'Inde, Varanasi.

Varanasi est la ville où d'après certains, Notre Seigneur Jésus Christ passa quelque temps. A ce moment cette cité portait le nom de Bénarès.

Chaque Hindou désire au moins une fois dans sa vie pouvoir se laver de ses péchés dans ces "eaux sacrées" ou mieux encore terminer son existence en ce lieu tout imprégné d'esprit religieux. Aussi, nombreux sont les vieillards qui attendent leur dernière heure dans des hospices et le suprême bonheur d'être incinéré sur les bords du plus sacré des fleuves, et l'on prétend que celui qui meurt à Varanasi ne se réincarne plus.

De l'aube à la nuit tombée, quand les derniers bûchers funéraires scintillent au lointain dans la brume, l'étrange fascination qu'exerce Varanasi la sainte ne laisse aucun visiteur indifférent.

Varanasi (anciennement Benarès) compte 800 000 habitants, est pour les Hindous la "ville sainte" par excellence. Située sur la rive gauche du Gange, la ville est orientée en direction de l'ouest vers les rives du grand fleuve bordé par les escaliers des Ghats dont les marches descendent jusqu'au bord de l'eau.

Le "fleuve sacrée", les ghats, et la vieille ville "gali" avec ses nombreux temples donnent à Varanasi son atmosphère unique au monde.

L'eau a un pouvoir magique pour les Hindous et parmi toutes les eaux, celles du Gange sont les plus saintes. L'eau du Gange lave de tout péché passé, présent et à venir, grâce à la naissance de la déesse Ganga sur la Terre. L'histoire dit que; la "mère de l'Inde" serait descendue des cieux; Shiva en aurait canalisé le flot avec ses cheveux. Ainsi, Varanasi, la cité de la mort, la cité de Shiva, seigneur de la destruction, est la ville des ghats. Sur ces escaliers, on vient finir ses jours pour être délivré du cycle des renaissances (karma) en vénérant tous les dieux et déesses. Dans cette cité grouillante de fidèles, les pèlerins de l'hindouisme viennent parcourir la ville à pied en s'arrêtant aux cinq ghats sacrés. A chaque halte, le pèlerin se baigne rituellement.

Les rues de Varanasi comme n'importe quelle ville du nord de l'Inde sont extrêmement bruyantes. Les vaches à l'opposée sont silencieuses et côtoient les véhicules. Elles font parties du quotidien. Ne soyez pas surpris, si un jour vous allez en Inde, voir les gens ramasser la bouse de vache. Ils s'en servent surtout comme combustible. Rien ne se perd dans ce pays.

Varanasi, cité aux mille aurores et coeur spirituel de l’Inde. Parmi les centres de pèlerins, Varanasi est le plus ancien. Les Puranas disent que cette ville fut fondée en 1200 avant J.C. On la surnomme ”Ville qui est une prière”.

Une autre aurore se lève sur Varanasi, attendue par une multitude de baigneurs qui s’amassent autour des nombreux ghâts de la rive du Gange pour offrir leurs humbles prières matinales. Dans cet acte simple de foi absolue, la cité réaffirme sa ténacité et sa force.

La ville éternelle de Varanasi est tout à fait distincte: une multitude de rues étroites et tortueuses et d’allées pittoresques submergées de pèlerins, de sadhus errants (hommes saints) et de prêtres hindous (Brahmanes) dédiant des offrandes aux dieux des spectacles et des hymnes védiques; le tout se mêlant aux odeurs de l’encens qui émanent des temples.

 Dès l’aube, les pèlerins accomplissent les rituels de dévotion sur les marches qui descendent jusqu’au fleuve. Les femmes légèrement vêtues de leurs saris éclatants se baignent. A côté, non moins éclatants, jouent des groupes d’enfants aux sourires rayonnants d’innocence et aux yeux brillants.

L’autre nom de cette cité est Kashi, lumineuse, ou la Cité de la Lumière. Elle est considérée par les Indiens comme la capitale permanente du Seigneur Siva, le plus grand sur terre; c’est le microcosme d’un univers entier, de tout ce qui est saint et pieux.

Le trait de lumière des flèches (temples) transpercent l’azur du ciel, le bourdonnement des prières est couvert par le son des cloches dans des sanctuaires anonymes.

Tout le ghât est couvert d’ombrelles rouges sous lesquelles sont assis les Brahmans garantissant le réconfort aux âmes des défunts. La nuit, cet endroit revêt une beauté étrange.

Une visite à Varanasi sans voir les ghâts à l’aube n’est point considérée. L’immobilité de la nuit est compensée par le son assourdissant des cloches des temples, et les chants des milliers de pèlerins qui se dirigent vers les eaux sacrées du Gange pour se baigner et laver les péchés accumulés pendant leur vie.

Une promenade en barque le long du fleuve, est le moyen le plus approprié pour voir les palais et les ghâts, y compris les deux ghâts de crémation où les feux funéraires brûlent 24 heures sur 24.

Varanasi, Kashi ou Bénares, figurent parmi les cités les plus vieilles du monde et représentent le coeur spirituel de l’Inde spirituelle.

Avec les premiers rayons du soleil qui chauffent en douceur le Gange, des milliers de pèlerins prennent le bain rituel et les ghats s’animent de gens de tous les milieux sociaux où chacun accomplit ses rites de la même manière comme on faisait il y a des siècles. Il y a plus de 80 ghats au bord du fleuve dont les plus importants sont: Dashaswamedha ghat, Manmandir ghat, Harish Chandra ghat, Manikarnika ghat, Tulsi ghat, Assi ghat et Panchganga ghat. On peut avoir une meilleure vue des ghats à partir d’un bateau naviguant à la ligne médiane ou depuis le pont de Malviya.

Je suis allé dans cette ville en 2001 avec ma fille et ici je vous présente en vidéo quelques images que j'ai prises à ce moment.

Par: Aprakrita dasa

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