Souvent, en occident, on parle de l'Inde comme le pays des vaches sacrées". Mais, lorsqu'on étudie la culture védique - culture traditionnelle de l'Inde- à travers les Ecritures telle la Bhagavad-gita, on comprend que cette désignation de "vaches sacrées" n'est pas réellement fondée. Ainsi, pour mieux comprendre cette attitude de grand respect face à cet animal, il faut le replacer dans son contexte exact, historique, économique et social.

La société védique, vieille de plus de 5 000 ans, ne plaçait pas l'essor économique au premier rang de ses préoccupations. Cependant, ses habitants n'étaient pas pauvres, bien au contraire! Les historiens savent qu'elle possédait alors de grandes richesses parmi lesquelles, de larges quantités d'or, des pierres précieuses, d'étoffes et des soies merveilleuses. Néanmoins, cette société veillait tout d'abord à assurer l'évolution spirituelle de ses habitants et, finalement, leur libération du cycle des morts et des renaissances. Ainsi, les besoins économiques de la population étaient comblés, sans effort inutile, par une économie simplifiée, orientée vers les richesses naturelles de la terre et les produits de la vache.

Elle savait déjà que le lait contient des éléments nutritifs qui permettent de développer des tissus cérébraux plus fins et de comprendre le savoir spirituel, établissant ainsi la paix dans le corps et dans l'esprit. Elle utilisait la bouse de vache pour fertiliser naturellement la terre. La bouse de vache, une fois séchée, fournissait (encore aujourd'hui en Inde) un excellent combustible, simple et de meilleur rendement que le charbon. Les qualités médicinales et antiseptiques de la bouse et de l'urine de vache, maintenant confirmées par la science moderne, étaient déjà connues et pleinement utilisées.

Cette société antique connaissait également les qualités antiseptiques du lait. Les vaches se promenant dans leur enclos, mangent de l'herbe et autres plantes médicinales qui y poussent naturellement. Leur lait contient donc de nombreux remèdes naturels pour une large variété de maux. On attendait également que l'animal meurt pour utiliser son cuir. Celui-ci, en plus des multiples usages qu'on lui connaît, servait (encore aujourd'hui) à confectionner les instruments de musique pour la glorification du Seigneur Suprême Shri Krishna.

Ainsi, ces multiples exemples pratiques et ils en existent beaucoup d'autres, permettent de comprendre la position naturellement privilégiée des vaches dans la société védique. Elles sont protégées et respectées, non pour des raisons de rituels religieux sectaires, mais parce qu'elles sont d'une grande utilité, assurant la santé, l'équilibre et la prospérité de la population entière.

Au-delà des raisons utilitaires, on comprend mieux encore l'attitude de respect face à la vache lorsque l'on connaît les lois du karma qui sont exposées dans la philosophie védique telle que la Bhagavad-gita.

Tout comme Newton a découvert les lois de la physique qui régissent la matière, selon lesquelles chaque action entraîne obligatoirement une réaction, les lois du karma sont des lois rigoureuses qui régissent chaque action des êtres vivants. Ainsi, disent les Vedas, un être humain qui tue un animal innocent aura à prendre naissance dans l'espèce de l'animal qu'il a tué et devra être tué de la même façon. Ce n'est qu'une explication scientifique de ce passage de la Bible: "Vous récolterez ce que vous avez semé."

De plus, la vache étant un animal très utile pour la société en général, les réactions seront plus sévères encore, non seulement pour celui qui l'aura abattue mais également pour celui qui en consomme la chair. Bien sûr, face au respect de la vie, les Ecritures védiques ne se limitent pas à la vache mais sont concernées également par tous les êtres vivants: végétaux, aquatiques, oiseaux, reptiles, mammifères et êtres humains.

Dans la Bhagavad-gita, les êtres vivants sont présentés par le Seigneur Krishna comme étant de même nature spirituelle et éternelle, différents des corps matériels qu'ils revêtent. Et Krishna Lui-même révèle qu'il Il est Dieu la Personne Suprême, le Père de tous les êtres vivants. (B.-g. XIV-4) Ainsi, tous les êtres vivants sont des parcelles spirituelles de Lui-même, Shri Krishna, qui en tant qu'Ame Suprême habite le coeur de chaque entité vivante et l'accompagne dans les différents corps qu'elle revêt par l'effet du karma.

A ce sujet, Shrila Prabhupada écrit dans le Shrimad- Bhagavatam: "Tout être vivant, quelle que soit sa forme, est un fils du Seigneur Suprême, ainsi le veut Sa loi et nul n'a le droit d'attenter à la vie d'un autre à moins que les lois naturelles ne l'ordonnent. Notons à cet effet que le tigre peut tuer un animal plus faible que lui pour assurer sa subsistance, mais que l'homme ne peut faire de même - la loi de Dieu permet qu'un être vivant subsiste en se nourrissant d'une autre espèce vivante. Ainsi, les végétariens doivent également tuer pour se nourrir. Mais chacun doit se nourrir exclusivement des espèces vivantes que lui attribuent les lois divines. L'homme, pour sa part, peut se nourrir de divers aliments végétaux, de fruits et céréales, ainsi que de produits laitiers. Tel est l'ordre établi par Dieu et il n'est nul besoin pour lui de se nourrir de chair animal, si ce n'est dans certains cas exceptionnels. "

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