Une "Nouvelle" est présentée ici chaque jour. Vous pouvez la recevoir quotidiennement dans votre courriel en cliquant ici. Lundi le 1 décembre, 2008.
Dialogue avec Maharaja Rahugana. Une fois par semaine, vous recevrez à la Nouvelle du Jour, une partie de l'histoire du roi Bharata puisée dans le cinquième chant du Srimad-Bhagavatam. Voici pour débuter le résumé de ce chapitre ainsi que quelques versets qui sont accompagnés de la teneur et portée par le fondateur du mouvement "Hare Krishna", Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada. Vous pouvez retrouver le début de l'histoire
en cliquant ici.
aho kastam bhratar vyaktam uru-parisranto dirgham adhvanam eka eva
uhivan suciram nati-piva na samhananango jarasa copadruto bhavan sakhe no evapara ete sanghattina iti bahu-vipralabdho py avidyaya racita-dravya- guna-karmasaya-sva-carama-kalevare vastuni samsthana-visese ham mamety anadhyaropita-mithya-pratyayo brahma-bhutas tusnim sibikam purvavad uvaha.
Que cela est ennuyeux, mon cher frère. Tu me sembles bien fatigué d'avoir porté seul mon palanquin, sans aide aucune, pendant longtemps et sur une longue distance. De plus, ton âge avancé t'accable considérablement. Mon pauvre ami, il m'apparaît clairement que tu n'es ni très solide, ni très vigoureux. Les autres porteurs ne font-ils donc rien pour t'aider? C'est sur ce ton sarcastique que le roi critiqua Jada Bharata, mais en dépit de ces sarcasmes, celui-ci ne considérait pas la situation d'un point de vue matériel, axé sur le corps. Conscient de son identité spirituelle, il se savait distinct du corps. Il n'était ni gras, ni mince ou maigre, et n'avait rien à voir avec cette masse de chair, cet amalgame des cinq éléments grossiers et des trois éléments subtils; il était étranger à ce corps matériel, avec ses deux bras et ses deux jambes. En d'autres termes, il était pleinement conscient de son identité spirituelle [aham brahmasmi]; c'est pourquoi les reproches moqueurs du roi le laissèrent indifférent. Sans mot dire, il continua de porter le palanquin comme précédemment.
Jada Bharata était parfaitement libéré. Il ne s'était même pas préoccupé de son corps lorsque les brigands avaient tenté de le tuer; il avait la certitude absolue d'être distinct de son corps. Même si ce dernier avait été anéanti, il n'en aurait pas fait plus de cas, étant profondément convaincu de cette assertion de la Bhagavad-gita (II.20): na hanyate hanyamane sarire. Il savait que même si son corps était tué, lui-même ne pouvait mourir. Mais bien qu'il n'ait protesté en aucune manière, le Seigneur Suprême, en la personne de Son agent,(1) ne put tolérer l'injustice des malfaiteurs, de telle sorte qu'il fut sauvé par la miséricorde de Krsna et que les brigands furent tués. Dans cette nouvelle situation, alors qu'il portait le palanquin, il se savait toujours distinct du corps, de ce corps ferme et vigoureux, d'une solide constitution, et tout à fait apte à porter le palanquin. Comme il était affranchi de toute conception corporelle, les sarcasmes du roi ne l'affectèrent aucunement. Le corps est créé en fonction du karma de l'individu, et la nature matérielle fournit tous les ingrédients nécessaires au développement d'un type de corps particulier. Quant à l'âme, elle diffère par nature du corps qui la recouvre; c'est pourquoi rien de bon ou de mauvais pour le corps n'a d'influence sur l'âme spirituelle. Les Vedas affirment à ce propos: asango hy ayam purusah -l'âme spirituelle n'est jamais touchée par quelque condition matérielle que ce soit. (1) Il s'agit de Durga À continuer la semaine prochaine. © Copyright. Tous droits réservés.
Recevez la nouvelle quotidiennement dans votre courriel. ARCHIVES Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare
Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare |