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Lundi le 17 novembre, 2008.
Dialogue avec Maharaja Rahugana.

Une fois par semaine, vous recevrez à la Nouvelle du Jour, une partie de l'histoire du roi Bharata puisée dans le cinquième chant du Srimad-Bhagavatam. Voici pour débuter le résumé de ce chapitre ainsi que quelques versets qui sont accompagnés de la teneur et portée par le fondateur du mouvement "Hare Krishna", Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada. Vous pouvez retrouver le début de l'histoire
en cliquant ici.

VERSET 1

sri-suka uvaca
atha sindhu-sauvira-pate rahuganasya vrajata iksumatyas tate tat-kula-
patina sibika-vaha-purusanvesana-samaye daivenopasaditah sa dvija-vara
upalabdha esa piva yuva samhananango go-kharavad dhuram vodhum alam
iti purva-visti-grhitaih saha grhitah prasabham atad-arha uvaha sibikam sa
mahanubhavah.

TRADUCTION

Sukadeva Gosvami poursuivit:
Mon cher roi, peu après ces événements, il advint que le roi Rahugana, souverain des états de Sindhu et de Sauvira se rendit à Kapilasrama. Lorsque les principaux porteurs de son palanquin parvinrent au bord de la rivière appelée lksumati, ils eurent besoin d'un aide. Ils se mirent donc à la recherche d'un homme convenant à cette tâche et, par hasard, tombèrent sur Jada Bharata. Voyant qu'il était très jeune, vigoureux, et qu'il avait des membres puissants, ils se dirent qu'il serait tout aussi capable qu'un boeuf ou un âne de porter une lourde charge. Et bien que Jada Bharata, cette grande âme, ne fut pas apte à accomplir ce genre de travail, ils le forcèrent sans la moindre hésitation à porter le palanquin avec eux.

VERSET 2

yada hi dvija-varasyesu-matravalokanugater na samahita purusa-gatis tada
visama-gatam sva-sibikam rahugana upadharya purusan adhivahata aha he
vodharah sadhv atikramata kim iti visamam uhyate yanam iti.

TRADUCTION

Cependant, étant donné son souci de non-violence, Jada Bharata portait le palanquin de façon très irrégulière. En effet, tous les mètres il regardait devant lui pour s'assurer qu'il n'allait pas écraser quelque fourmi. De ce fait, il ne pouvait marcher en cadence avec les autres porteurs, et le palanquin s'en trouvait automatiquement secoué; très vite, le roi Rahugana demanda aux porteurs: "Pourquoi portez-vous ce palanquin de façon aussi inégale? Vous feriez mieux de vous appliquer à votre tâche."

TENEUR ET PORTEE

Bien que contraint de porter le palanquin, Jada Bharata ne se départit pas de sa compassion à l'égard des pauvres fourmis qui croisaient sa route. Ainsi, même lorsqu'il se trouve dans les conditions les plus difficiles, un bhakta n'oublie pas pour autant son service de dévotion, ni toute autre activité salutaire. Jada Bharata était un brahmana éprouvé, hautement accompli en matière de savoir spirituel, mais il n'en était pas moins contraint de porter un palanquin. Cela ne lui faisait rien, mais tandis qu'il marchait sur la route, il ne pouvait oublier qu'il était de son devoir de veiller à ne pas tuer même des fourmis. En effet, un vaisnava ne doit jamais être malveillant ou inutilement violent. Beaucoup de fourmis traversaient le chemin, mais Jada Bharata surveillait ses pas en regardant toujours à un mètre devant lui; lorsqu'il n'y avait plus de fourmis sur sa route, il posait son pied sur le sol. Le coeur d'un vaisnava déborde toujours de bonté à l'égard de tous les êtres vivants. Dans son sankhya-yoga, Sri Kapiladeva explique: suhrdah sarva-dehinam. Les être vivants revêtent différentes formes de corps. Toutefois, les abhaktas considèrent que seuls les êtres humains sont dignes de leur compassion, alors que Krsna Lui-même déclare être le père suprême de tous les êtres quels qu'ils soient. En conséquence, le vaisnava veille à ne pas détruire de façon précoce, ou sans nécessité, la moindre forme de vie. Chaque être doit passer un certain temps emprisonné dans un certain corps matériel, et il lui faut parvenir au terme de ce temps avant d'évoluer vers une autre forme de corps. Le fait de tuer un animal ou tout autre être vivant met un obstacle sur sa route en l'empêchant de mener à terme sa période d'incarcération dans un corps donné. Il en résulte qu'il ne faut tuer aucun être vivant pour son propre plaisir, sous peine d'être responsable d'une activité pécheresse.

À continuer la semaine prochaine.
Tiré du Srimad-Bhagavatam. (Chant 5.10)

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