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Mercredi le 4 juillet, 2007
Ni même un vêtement.

A la naissance, nous arrivons en ce monde sans possession matérielle ni même un vêtement pour nous couvrir. Nous ne possédons absolument rien. Les jours passent et nous en arrivons avec la sensation que différentes choses nous appartiennent. Voilà mes parents, mes frères et soeurs, voici mes jouets, et avec le temps les possessions deviennent plus importantes; mon auto, mon appartement, mon conjoint ou conjointe, mes enfants, mes petits enfants, mon travail, mon argent, mon pays, ma nation etc... Tout semble être nos possessions.

"Ceci est à moi, laissez moi en jouir." Telle est la façon de penser pour un matérialiste. Tant de choses sont miennes et surtout ne les prenez pas. C'est une étrange sensation d'appartenance mais en fait toutes ces choses sont elles vraiment à moi? Nous pouvons remarquer que parfois de riches personnes ont tout perdu en quelques jours. Du jour au lendemain, ils se retrouvent sans rien, vivant de prestations sociales. Leurs richesses ont été reprises sans leur autorisation. Ils n'avaient pourtant aucun désir de tout perdre. Ceci n'était pas dans leurs intentions mais pourtant ils ont tout perdu sans leur consentement.

Ces possessions qu'ils ont chéries pendant plusieurs années ne leur appartiennent plus, mais pourtant ils croyaient qu'elles étaient bien à eux. Nous devons donc comprendre qu'elles ne leur appartenaient pas et selon leur karma une force supérieure leur a tout enlevé.

Nous passons notre vie à penser que toutes ces possessions sont à nous, mais nous appartiennent elles vraiment? Le sage comprend que toutes ces choses ne sont pas à lui. Elles nous ont été prêtées et au moment de la mort nous les perdrons tous. Nos enfants, nos parents, notre argent, notre pays, notre nation, notre travail et même notre corps ne nous suivront pas. Nous partirons de ce monde de la même façon que nous sommes arrivés, c'est à dire, sans rien. Alors, rien ne nous appartient, nous n'en sommes pas les réels possesseurs. Que ferons-nous au dernier moment, lorsque nous nous rendrons compte que nous sommes en train de tout perdre? Que dans une fraction de seconde rien ne va plus nous appartenir. Personne ne peut dire le contraire et c'est si évident. Nous qui étions si fiers de notre corps, de notre compte en banque, de notre travail qui nous rapportait de l'argent, de nos qualifications et de notre confiance en soi, tout sera réduit à néant en quelques secondes.

Il faut comprendre que tout nous a été prêté pour quelques années, selon notre karma. Rien ne nous appartient en ce monde. Tout appartient à Krishna et Lui seul en est Le vrai possesseur. C'est pourquoi le dévot de Krishna reconnaît que rien ne lui appartient et qu'il apprend à renoncer. Mais quel est ce renoncement?

Krishna dit dans la Bhagavad-gita:
"L'homme peut goûter les fruits du renoncement par la simple maîtrise de soi, le détachement des choses de ce monde et le désintérêt à l'égard des plaisirs matériels. Là réside en fait la plus haute perfection du renoncement."

Srila Prabhupada explique ce verset:
Le vrai renoncement est ce par quoi l'on se garde toujours comme partie intégrante du Seigneur Suprême, en sachant donc que l'on a aucun droit de jouir des fruits de nos actes. N'étant nous-mêmes que parties intégrantes du Seigneur, c'est à Lui que doit revenir la jouissance des fruits de nos actes. Telle est véritablement la conscience de Krishna. Celui qui agit dans la conscience de Krishna est le vrai sannyasi. (Celui qui a renoncé à ce monde) Accomplissant ses actes dans un tel esprit, il connaît la satisfaction, car il agit en vérité pour le Suprême. Il ne s'attache ainsi à rien de matériel; il s'habitue à ne trouver son plaisir en rien d'autre que la félicité spirituelle donnée par le service de dévotion. On tient le sannyasa pour affranchi des suites de ses actes passés; mais l'être établi dans la conscience de Krishna atteint tout naturellement cette perfection, sans même avoir à embrasser le sannyasa. Celui qui trouve ainsi en lui-même sa satisfaction ne redoute aucune suite à ses actes.

Par: Aprakrita dasa

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