Une "Nouvelle" est présentée ici chaque jour. Vous pouvez la recevoir quotidiennement dans votre courriel en cliquant ici. Lundi le 6 mai, 2007
Prahlada apaise Sri Nrsimhadeva avec des prières. Une fois par semaine, vous recevrez à la Nouvelle du Jour, une partie de l'histoire d'Hiranyakasipu le roi des asuras ou démons puisée dans le septième chant du Srimad-Bhagavatam. Voici pour débuter le résumé de ce chapitre ainsi que quelques versets qui sont en grande partie accompagnés de la teneur et portée par le fondateur du mouvement "Hare Krishna", Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada. Vous pouvez retrouver le début de l'histoire à cette adresse:
http://www.vedaveda.com/les_vedas/srimad/entre/krsna.html VERSET 23
drsta maya divi vibho khila-dhisnya-panam
ayuh sriyo vibhava icchati yan jano yam ye smat pituh kupita-hasa-vijrmbhita-bhru- visphurjitena lulitah sa tu te nirastah TRADUCTION
O Seigneur, les gens désirent en général s'élever jusqu'aux systèmes planétaires supérieurs pour y jouir d'une grande longévité, de la richesse et des plaisirs matériels, mais j'ai déjà vu tout cela du fait des activités de mon père. Lorsqu'il était en colère et qu'il se riait des devas de façon sarcastique, il leur suffisait de voir le froncement de ses sourcils pour être immédiatement vaincus. Pourtant, en dépit de sa grande puissance, mon père a été vaincu par Toi en un instant.
TENEUR ET PORTEE Dans cet univers matériel, il nous faut comprendre par l'expérience la valeur de la prospérité matérielle, d'une longue vie et de l'influence que nous pouvons exercer sur autrui. Nous savons par expérience que, même sur notre planète, il y a eu de nombreux hommes politiques d'envergure et chefs militaires éminents comme Napoléon, Hitler, Shubhash Chandra Bose et Gandhi, mais dès que leur existence prit fin, leur popularité, leur influence et tous leurs atouts s'évanouirent également. Prahlada Maharaja avait jadis acquis la même expérience en étant témoin des activités d'Hiranyakasipu, son père si célèbre. C'est pourquoi il n'attachait aucune importance à quoi que ce soit en ce monde. Nul ne peut garder son corps ou ses réalisations matérielles pour toujours. Un vaisnava peut comprendre que rien en ce monde matériel -pas même ce qui est puissant, opulent ou influent- ne peut durer. Ces choses-là peuvent disparaître à n'importe quel moment. Et qui peut les anéantir? Dieu, la Personne Suprême. Il faut donc en conclure que personne n'est plus grand que le Suprêmement Grand. Etant donné que le Suprêmement Grand nous demande: sarva-dharman parityajya mam ekam saranam vraja, tout homme intelligent doit accepter cette proposition. Nous devons nous abandonner à Dieu afin d'être délivrés de la roue où se succèdent sans fin naissance, maladie, vieillesse et mort. VERSET 24
tasmad amus tanu-bhrtam aham asiso jna
ayuh sriyam vibhavam aindriyam avirincyat necchami te vilulitan uruvikramena kalatmanopanaya mam nija-bhrtya-parsvam TRADUCTION
O Seigneur, mon expérience est désormais complète en ce qui concerne la prospérité matérielle, les pouvoirs surnaturels, la longévité et les autres plaisirs matériels goûtés par tous les êtres vivants, depuis Brahma jusqu'à la fourmi. Sous la forme du temps tout-puissant, Tu les anéantis tous. Aussi, en vertu de mon expérience, je ne désire pas en bénéficier. Mon cher Seigneur, je Te prie de me mettre en rapport avec Ton pur dévot et de me permettre de le servir en tant que son serviteur sincère.
TENEUR ET PORTEE En étudiant le Srimad-Bhagavatam, tout être humain intelligent peut acquérir une expérience semblable à celle de Prahlada Maharaja, du fait des incidents historiques rapportés dans ce grand ouvrage de connaissance spirituelle. En suivant les traces de Prahlada Maharaja, nous devrions acquérir une expérience approfondie nous permettant de nous rendre compte que toute prospérité matérielle peut disparaître à tout moment. Même le corps, pour lequel nous tentons d'obtenir tant de plaisir, peut périr à n'importe quel moment. L'âme, cependant, est éternelle. Na hanyate hanyamane sarire: elle n'est jamais anéantie, même lorsque le corps est détruit. Un homme intelligent doit donc se soucier du bonheur de l'âme, et non de celui du corps. Même si l'on reçoit un corps destiné à jouir d'une longue existence -comme c'est le cas pour Brahma et les autres grands devas-, il sera également anéanti; aussi, l'homme intelligent doit se préoccuper de son âme impérissable. Pour se sauver, il faut chercher refuge auprès d'un pur bhakta. C'est pourquoi Narottama Dasa Thakura enseigne: chadiya vaisnava-seva nistara payveche keba. Si l'on désire échapper aux sévices de la nature matérielle, que l'on doit subir à cause du corps, il faut devenir conscient de Krsna et s'efforcer de comprendre parfaitement qui est Krsna. Ainsi que l'explique la Bagavad-gita (4.9): janma karma ca me divyam evam yo vetti tattvatah -il faut connaître Krsna tel qu'Il est, ce à quoi on ne peut parvenir qu'en servant un pur bhakta. Prahlada Maharaja prie donc Nrsimhadeva de le mettre en rapport avec un pur bhakta, un pur serviteur de Sa Personne, plutôt que de lui accorder des avantages matériels. Tout homme intelligent en ce monde matériel doit suivre l'exemple de Prahlada Maharaja. Mahajano yena gatah sa panthah. Prahlada Maharaja ne désirait pas jouir des biens laissés par son père; il voulait plutôt devenir le serviteur d'un serviteur du Seigneur. La civilisation illusoire qui s'évertue sans cesse à rechercher le bonheur dans le progrès matériel est condamnée par Prahlada Maharaja et par ceux qui marchent strictement sur ses traces. Il existe différents types de perfection matérielle, connus sous le nom de bhukti, mukti et siddhi. Par bhukti, on entend le fait de jouir d'une excellente position, comme celle des devas sur les systèmes planétaires supérieurs, où l'on trouve les plaisirs les plus grands qui soient. La mukti consiste à se détourner du progrès matériel pour chercher ainsi à se fondre dans l'Absolu. Quant au mot siddhi, il a trait à la pratique d'une forme très astreignante de méditation, comme celle des yogis, en vue d'obtenir huit sortes de pouvoir (anima, laghima, mahima, etc.). Tous ceux qui désirent réaliser quelque progrès matériel par l'intermédiaire de l'une ou l'autre de ces trois voies (bhukti, mukti ou siddhi) seront tôt ou tard châtiés, et ils retourneront à leurs activités matérielles. Prahlada Maharaja les rejeta tous; il désirait simplement devenir un apprenti sous la direction d'un pur bhakta. À continuer la semaine prochaine. © Copyright. Tous droits réservés.
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