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Vendredi le 8 novembre, 2013. Pour acquérir plus de fermeté.
Dans le Hari-bhakti-sudhodaya, Prahlada Maharaja, grand dévot du Seigneur, adresse cette prière à Nrsimhadeva, l'avatara mi-homme mi-lion:
"Sans fin, ô Seigneur, je prie à Tes pieds pareils-au-lotus, pour acquérir plus de fermeté dans l'accomplissement du service de dévotion. Et si je Te prie ainsi de fortifier ma conscience de Krsna, c'est parce que le bonheur qui en émane est tel qu'il donne accès à tous les bienfaits que donnent la piété, la poursuite des richesses, le plaisir des sens et même la libération de l'existence conditionnée." En vérité, le pur bhakta ne recherche aucune de ces perfections, car le bonheur né en lui par la pratique du service de dévotion dans la Conscience de Krsna revêt un caractère si sublime, infini, qu'aucune autre forme de bonheur ne peut rivaliser avec lui. Il est dit que même des océans de bonheur venant d'autres pratiques ne peuvent se comparer à une seule goutte du bonheur éprouvé dans la Conscience de Krsna. L'être qui a développé ne serait-ce qu'une faible part du service de dévotion pur n'a donc aucun mal à rejeter toute autre forme de bonheur s'appuyant sur la piété, la poursuite des richesses, le plaisir des sens et la libération. Il était un grand dévot de Sri Caitanya Mahaprabhu du nom de Kholaveca Sridhara, qui vivait dans une grande pauvreté. Celui-ci fabriquait et vendait de petits gobelets de feuilles de bananier, et ses revenus étaient bien minces. Néanmoins, il en consacrait la moitié au culte du Gange et subsistait tant bien que mal avec l'autre moitié. Un jour, Sri Caitanya Se manifesta devant Kholaveca Sridhara, Son dévot intime, et lui offrit toutes les richesses qu'il pouvait désirer. Sridhara répondit au Seigneur qu'il ne désirait nul bien matériel. Il était satisfait de sa condition; il n'exprima qu'un seul désir, celui de développer toujours plus une foi ferme et une dévotion constante pour les pieds pareils-au-lotus de Sri Caitanya. Telle est la position du pur bhakta. Qu'il lui soit seulement accordé de s'engager sans trêve, jour après jour, dans le service de dévotion; il y trouve pleine satisfaction et ne désire rien d'autre, pas même le bonheur que procure la libération, pas même le bonheur de ne plus faire qu'Un avec l'Absolu. On trouve aussi mentionné dans le Narada-pancaratra que quiconque développe ne serait-ce qu'un peu de dévotion au service du Seigneur perd tout attrait pour les plaisirs que peuvent lui offrir l'exercice de la piété, l'accroissement des richesses, la satisfaction des sens ou les cinq sortes de libération. Et en vérité, c'est le désir même de ces joies matérielles qui n'ose pas entrer dans le coeur du pur bhakta. Pourquoi les convoiterait-il quand il les possède déjà, elles qui accompagnent le service de dévotion offert au Seigneur, comme des servantes fidèles entourent une reine? En d'autres termes, aucun bonheur, quelle qu'en soit la nature, ne manque au pur bhakta. Il n'a pour tout désir que de servir Krsna. Mais connaîtrait-il d'autres désirs, le Seigneur S'empresse de les combler sans que le bhakta n'ait même à les formuler.
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