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Jeudi le 9 août.
N'est plus condamné à une vie infernale.

VERSET 47-48

ya etam paramam guhyam
itihasam aghapaham
srnuyac chraddhaya yukto
yas ca bhaktyanukirtayet

na vai sa narakam yati
neksito yama-kinkaraih
yady apy amangalo martyo
visnu-loke mahiyate

TRADUCTION

Comme ce récit historique confidentiel a le pouvoir de réduire à néant les suites d'innombrables fautes, celui qui l'écoute ou qui le rapporte avec foi et dévotion n'est plus condamné à une vie infernale, même s'il a un corps matériel et s'il a commis de nombreux péchés. Les Yamadutas, agissant sur les ordres de Yamaraja, ne s'approcheront pas de lui et ne le regarderont même pas. Après avoir quitté son corps, il retournera à Dieu, dans sa demeure originelle, où il sera reçu avec grand respect et vénéré par tous.

VERSET 49

mriyamano harer nama
grnan putropacaritam
ajamilo py agad dhama
kim uta sraddhaya grnan

TRADUCTION

Alors qu'il agonisait dans la souffrance, Ajamila prononça le Saint Nom du Seigneur, et bien que son appel s'adressât à son fils, il n'en retourna pas moins à Dieu, en sa demeure originelle. Comment, dès lors, pourrait-on douter que celui qui chante le Saint Nom du Seigneur avec foi et sans commettre d'offense retournera à Dieu?

TENEUR ET PORTEE

Il est certain qu'à l'heure de la mort, le dérèglement des fonctions corporelles fait perdre tout contrôle de soi. A ce moment, même une personne ayant pratiqué pendant toute sa vie le chant des Saints Noms du Seigneur peut ne pas être en mesure de prononcer le mantra Hare Krsna de façon très distincte. Néanmoins, elle retirera tous les bienfaits que procure le chant des Saints Noms. Par conséquent, tant que l'état de notre corps nous le permet, pourquoi ne pas chanter le Saint Nom du Seigneur d'une voix forte et distincte? En agissant ainsi, il est tout à fait plausible qu'à l'heure de la mort nous pourrons prononcer comme il convient le Saint Nom du Seigneur, avec foi et amour. Pour conclure, disons que quiconque chante le Saint Nom du Seigneur de manière constante est assuré de retourner à Dieu, en sa demeure originelle, sans le moindre doute.

NOTE SUPPLÉMENTAIRE SUR CE CHAPITRE

Le commentaire de Srila Visvanatha Cakravarti Thakura sur les versets neuf et dix du présent chapitre se présente sous la forme d'un dialogue touchant à la manière dont on peut s'affranchir des conséquences de toutes ses fautes, par le simple fait de chanter les Saints Noms du Seigneur.

Quelqu'un pourrait dire: "On peut admettre qu'en chantant le Saint Nom du Seigneur, une personne s'affranchit des conséquences de toute une vie pécheresse. Cependant, si elle pèche en toute conscience, non seulement une fois mais de façon répétée, elle ne peut échapper aux suites de ses fautes, même si elle tente de les expier pendant douze ans ou plus. Dès lors, comment est-il possible qu'en chantant une seule fois le Saint Nom du Seigneur, on puisse aussitôt être délivré des réactions engendrées par de tels péchés?" Srila Visvanatha Cakravarti Thakura répond en citant les versets neuf et dix de ce chapitre: "Le chant des Saints Noms de Visnu représente la meilleure méthode d'expiation, aussi bien pour un voleur d'or ou d'autres biens précieux que pour un ivrogne, pour celui qui trahit un ami ou un proche, qui tue un brahmana ou qui se livre aux plaisirs de la chair avec la femme de son guru ou d'un autre supérieur. Il représente également la meilleure méthode d'expiation pour celui qui assassine des femmes, le roi ou son propre père, pour celui qui abat des vaches, de même que pour tout autre pécheur. En chantant tout simplement le Saint Nom de Visnu, tous ces pécheurs peuvent attirer l'attention du Seigneur Suprême, lequel considère alors: Parce que cet homme a chanté Mon Saint Nom, Mon devoir est de le protéger."

Ainsi peut-on racheter sa vie pécheresse et réduire à néant les conséquences de toutes ses fautes en chantant le Saint Nom, bien qu'il ne s'agisse pas là, à proprement parler, d'une méthode d'expiation. L'expiation ordinaire peut protéger un pécheur de façon temporaire, mais elle ne débarrasse pas complètement son coeur du désir profondément enraciné en lui de commettre des actes répréhensibles. Il en résulte que l'opération n'a pas la même puissance que le chant des Saints Noms du Seigneur. Les sastras enseignent que si quelqu'un prononce ne serait-ce qu'une fois le Saint Nom en s'abandonnant complètement aux pieds pareils-au-lotus du Seigneur, Celui-ci le considère aussitôt comme Son protégé et Se montre toujours enclin à lui accorder Sa protection. C'est ce que confirme également Sridhara Svami. Ainsi, lorsque Ajamila fut menacé d'être emmené par les serviteurs de Yamaraja, le Seigneur envoya sur-le-champ Ses propres messagers afin de le protéger, et parce qu'Ajamila s'était libéré des suites de toutes ses fautes, les Visnudutas intercédèrent pour lui.

Ajamila avait nommé son fils Narayana, et parce qu'il l'aimait beaucoup, il ne cessait de l'appeler par son nom. Bien que ce fût à son fils qu'il s'adressait, ce nom gardait toute sa puissance car le Nom de Narayana ne diffère en rien de la Personne même de Narayana, le Seigneur Suprême. Donc, lorsque Ajamila nomma son fils Narayana, toutes les conséquences de sa vie pécheresse s'en trouvèrent neutralisées, et comme il continuait à appeler son fils, prononçant ainsi des milliers de fois le Saint Nom de Narayana, il progressait sans le savoir dans la conscience de Krsna.

On peut objecter: "Puisqu'il prononçait constamment le Nom de Narayana, comment lui était-il possible de vivre avec une prostituée et de songer à boire du vin?" Par ces actes répréhensibles, il s'exposait certes à des souffrances répétées, et l'on peut affirmer qu'il fut libéré pour avoir prononcé au dernier moment de sa vie le Nom de Narayana. Cependant, il aurait alors commis un nama-aparadha. Namno balad yasya hi papa-buddhih: celui qui continue à pécher en s'efforçant de neutraliser ses fautes par le chant des Saints Noms du Seigneur est un nama-aparadha, une personne qui offense le Saint Nom.

En réponse à ceci, on peut dire que l'invocation d'Ajamila était dénuée d'offense du fait qu'il n'avait pas prononcé le Nom de Narayana dans le dessein de neutraliser ses fautes. Il ne se rendait pas compte de son attachement A des actes répréhensibles et ne savait pas davantage que le fait de prononcer le Nom de Narayana neutralisait ceux-ci. Il ne commit donc pas de nama-aparadha, et son invocation répétée du Saint Nom de Narayana alors qu'il appelait son fils peut être considéré comme pur. De ce fait, Ajamila récolta sans le savoir les fruits de la bhakti. En vérité, la première fois où il prononça le Saint Nom suffit déjà à neutraliser toutes les fautes de sa vie. Prenons un exemple logique: un figuier ne donne pas immédiatement de fruits, mais le moment venu ceux-ci apparaissent. De même, le service de dévotion qu'Ajamila effectuait, grandit peu à peu, si bien qu'il ne fut pas atteint par les conséquences de ses agissements. Les sastras enseignent encore que si une personne chante le Saint Nom du Seigneur ne serait-ce qu'une fois, les suites de ses fautes passées, présentes et futures ne peuvent plus l'atteindre. Prenons un autre exemple: si l'on arrache à un serpent ses crocs à venin, cela épargne aux futures victimes de cet animal les effets mortels de son venin, même s'ils se font mordre de façon répétée. De même, si un bhakta chante les Saints Noms ne serait-ce qu'une fois sans commettre d'offense, ceci a pour effet de le protéger à tout jamais. Il n'a plus qu'à attendre que les fruits du chant des Saints Noms parviennent à maturité.

Ainsi s'achèvent les enseignements de Bhaktivedanta sur le deuxième chapitre du sixième Chant du Srimad-Bhagavatam, intitulé: "Ajamila délivré par les Visnudutas".

À continuer la semaine prochaine.
Tiré du Srimad-Bhagavatam. (Chant 6.2)

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