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Jeudi le 27 août, 2009.
Les pérégrinations.

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Une fois par semaine, vous recevrez à la Nouvelle du Jour, une partie de l'histoire de "Les pérégrinations de l'âme incarnée selon Sri Kapila". Découvrez vraiment ce qui se passe lorsque se fabrique un nouveau corps dans le ventre d'une nouvelle mère. Ces textes sont puisés dans le troisième chant du Srimad-Bhagavatam. en cliquant ici.

VERSET 15

yan-mayayoru-guna-karma-nibandhane smin
samsarike pathi carams tad-abhisramena
nasta-smrtih punar ayam pravrnita lokam
yuktya kaya mahad-anugraham antarena

TRADUCTION

[L'âme poursuit:]
L'être distinct est soumis à l'influence de la nature matérielle et il continue de mener une âpre lutte pour l'existence sur la voie des naissances et des morts répétées. Cette existence conditionnée n'est due qu'à son oubli de la relation qui l'unit à Dieu, la Personne Souveraine; aussi, comment pourrait-il, sans la grâce du Seigneur, retrouver Son service d'amour absolu?

TENEUR ET PORTEE

Les philosophes mayavadis prétendent, qu'il suffit de développer le savoir par le biais de la spéculation intellectuelle pour échapper à l'esclavage de la matière. Ce verset souligne bien, cependant, que la libération ne s'obtient pas par le savoir, mais par la grâce du Seigneur Suprême. Aussi puissant soit-il, le savoir acquis par l'âme conditionnée à travers la spéculation intellectuelle reste toujours trop imparfait pour lui permettre d'approcher la Vérité Absolue. Les Ecritures enseignent donc que sans la miséricorde de Dieu, la Personne Suprême, nul ne peut Le connaître, et pas davantage Sa Forme, Ses Attributs et Son Nom véritables. Les êtres qui ne pratiquent pas le service de dévotion se perdent en élucubrations pouvant s'étendre sur des milliers d'années, mais ils restent à jamais incapables de percer la nature de la Vérité Absolue.

On ne peut être libéré, en pleine connaissance de la Vérité Absolue, qu'à travers la miséricorde de Dieu, la Personne Souveraine. Ce verset atteste clairement que si nous avons perdu la mémoire, c'est parce que nous nous trouvons présentement recouverts par Son énergie matérielle. Or, nous pouvons nous demander pourquoi nous subissons ainsi l'influence de la nature matérielle suivant la volonté suprême du Seigneur. La Bhagavad-gita (XV.15) nous fournit la réponse, lorsque le Seigneur affirme: "Je Me tiens dans le coeur de chaque être, et de Moi viennent le souvenir, le savoir et l'oubli." Ainsi, l'oubli de l'âme conditionnée est lui-même sanctionné par le Seigneur Suprême. L'être distinct mésuse de son indépendance infime lorsqu'il désire dominer la nature matérielle; et cette possibilité de mal utiliser son indépendance, qu'on appelle maya, existe toujours, sans quoi il ne saurait être question d'indépendance. La notion même d'indépendance implique qu'on peut en faire un bon ou un mauvais usage; il ne s'agit pas de quelque chose de statique, mais plutôt de dynamique. C'est donc à cause du mauvais emploi de cette indépendance que l'être devient influencé par maya.

Maya se montre,si puissante que le Seigneur déclare qu'il est très difficile de vaincre son influence. Mais Il ajoute qu'on peut très facilement y parvenir en s'abandonnant à Lui; mam eva ye prapadyante: quiconque s'abandonne à Lui peut surmonter l'influence des lois intransigeantes de la nature matérielle. Ce verset révèle clairement que c'est par la volonté du Seigneur que l'être distinct est soumis à l'influence de maya, et quiconque désire s'arracher à cette condition asservissante ne peut y parvenir que par Sa miséricorde.

Ce verset explique les activités des âmes conditionnées se trouvant sous l'influence de la nature matérielle. En effet, chacune d'elles se livre à différentes sortes d'activités déterminées par l'énergie matérielle. Ainsi pouvons nous voir la puissance de l'âme conditionnée s'exercer en ce monde où elle joue de façon extraordinaire à promouvoir le prétendu progrès de cette civilisation matérialiste tournée vers le plaisir des sens. Mais en vérité, elle est censée avoir conscience d'être un serviteur éternel du Seigneur Suprême. Parvenu au niveau du savoir parfait, l'être sait que le Seigneur représente l'objet d'adoration suprême et que l'âme distincte est Son serviteur éternel. Privé de ce savoir, il s'absorbe en des activités matérielles; et c'est ce qu'on appelle l'ignorance.

Voir la vidéo à ce propos en cliquant ici:

À continuer la semaine prochaine.
Tiré du Srimad-Bhagavatam. (Chant 3.31)

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