Questions fréquentes

Comment la société en général a-t-elle réagi à l'apparition du mouvement Hare Krishna? Y a-t-il eu des actes de violence et de haine, ou bien de la gentillesse et une acceptation, ou bien les deux?

Le mouvement Hare Krishna débuta en Amérique en 1966 sous la conduite de Sri Srimad A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada. C'était une période unique dans l'histoire de l'Amérique moderne et le mouvement fut accueilli à bras ouverts par des milliers et des milliers de hippies, chercheurs, radicaux, intellectuels, et autres membres de la contre-culture de cette époque. Ce phénomène se répéta d'une manière plus ou moins similaire dans la plupart des pays occidentaux

Fait significatif de l'authenticité culturelle de ce mouvement, il fut également très bien accueilli dans les milieux universitaires, notamment par les sanskritistes (le sanskrit est la langue millénaire de l'Inde dans laquelle sont rédigés tous les textes védiques), les spécialistes en sciences orientales, en religions comparées, etc. Des centaines d'appréciations écrites sont là pour en témoigner. En Inde, également, de nombreux universitaires ont rendu hommage à la grande érudition de Srila Prabhupada, ainsi qu'à son intégrité intellectuelle et morale.

Lorsque le mouvement pris de l'ampleur, les premières réactions négatives apparurent.. Des parents, notamment, ne purent comprendre le choix de leurs enfants. Ainsi, les critiques et les accusations contre le mouvement Hare Krishna se multipliaires. Ils se produisit également des incidents isolés. Des accidents plus sérieux eurent lieu en Russie et en Arménie. Cependant, de tels actes de violence ont été l'exception plutôt que la règle.

Dans d'autres pays, fermés eux aussi aux valeurs de la spiritualité, mais désirant néanmoins faire valoir une image de libéralisme avancé, un type plus subtil d'oppression se manifesta à l'encontre du mouvement Hare Krishna sous la forme d'une manipulation des mass-media.

Bien loin de se sentir affligé par la violence de notre société, qui tue la nature, les animaux et les enfants dans le ventre de leur mères, toute une classe d'individus mercantiles y contribue au contraire activement. Pour ces personnes, notre mouvement représente une menace et doit être contrecarré par tous les moyens (manipulation des systèmes d'information).

D'une manière générale, c'est un fait sociologique classique que lorsque l'establishment - qu'il soit politique, économique, religieux, scientifique ou autre - se sent menacé dans son monopole par l'introduction d'idées ou de principes nouveaux, il réagit le plus souvent dans le sens d'un rejet systématique, sans, hélas, considérer honnêtement la valeur de ces nouvelles idées.

Par exemple, le dernier rapport de l'Assemblée Nationale contre les "sectes" est, de l'avis de nombreux observateurs, clairement anticonstitutionnel en ce qu'il porte atteinte aux Droits de l'Homme.

Il y est dit, entres autres, que notre mouvement tient un discours "antisocial". Quel est notre discours ? Nous affirmons, en accord avec les Vedas et toutes les Ecritures révélées, que tout, en ce monde, appartient à Dieu, et que chaque être humain doit être satisfait de ce que Dieu lui donne, sans faire preuve d'avidité ni chercher à s'approprier les biens d'autrui.

Nous constatons que les valeurs de notre société sont diamétralement opposées à ces valeurs spirituelles. Des technocrates à l'esprit malade, serviteurs soumis des grands trusts bancaires et industriels, exploitent le monde.

La course effrénée à la technologie moderne, qui a pour effet d'enrichir fabuleusement un petit nombre d'individus, est responsable de l'augmentation constante du chômage et de la destruction massive de notre environnement.

Si l'énumération de ces quelques vérités (la liste n'est pas exhaustive) revet un caractère antisocial...

Nous affirmons que les mass-media sont soigneusement conçus pour nous faire oublier les vrais problèmes de la vie, pour nous transformer en des machines à consommer, pour nous faire perdre toute intelligence discriminatrice. Si ce discours est un discours antisocial nous devrons alors faire contre mauvaise fortune bon coeur..

Le dictionnaire "Le Robert" donne la définition suivante du mot "démagogie" : "Politique par laquelle on flatte, on exploite les sentiments, les réactions des masses."

En fait, le message du mouvement Hare Krsna est exactement celui de la Bhagavad-gita ; nous sommes en mesure de défier n'importe quel érudit à ce sujet. La Bhagavad-gita est par excellence le livre spirituel de l'Inde.

En vérité, la Bhagavad-gita n'est pas un livre "antisocial", mais c'est certainement un livre anti-démagogique, car il nous ouvre les yeux, nous libère de l'illusion, interdisant ainsi notre exploitation par les démagogues et les technocrates sans morale.

Cela dit, nous acceptons le bien-fondé de certaines critiques. Le Mouvement pour la conscience de Krishna est un mouvement d'ampleur international. Beaucoup de personnes y ont participée, et y participe encore, dotée, pour certaines, d'une formation rudimentaire. Dans de telles circonstances, il n'est pas surprenant que certains éléments, non-contrôlés, se distinguent et que des erreurs soient commises.

Le mouvement Hare Krishna reconnaît humblement les erreurs commises par certains de ses membres. Quoiqu'il en soit, l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Il est totalement inacceptable que des personnes malintentionnées, aux motifs inavoués, essaient inlassablement d'attirer l'attention du public sur ces quelques erreurs, et en inventent de nouvelles pour les besoins de leur cause.

De fait, l'oppression, directe ou plus ou moins masquée, que certains pouvoirs publics font peser sur notre mouvement supportent la comparaison avec les persécutions dont nous fûment victimes durant les beaux jours de la Russie communiste.


A l'opposé de cette attitude négative, de nombreux pays, tels l'Australie, les USA, la Suède, la Pologne, l'Angleterre, la Suisse, l'Italie, etc, ont largement accepté le mouvement Hare Krishna, a tel point qu'il n'est pas rare de voir côte à côte des officiels gouvernementaux (y compris des premiers ministres) et des dévots de Krishna, au cours de célébrations publiques organisées soit par notre mouvement, soit par les pouvoirs locaux, soit conjointement.

En Inde, c'est encore différent : Srila Prabhupada y est quasi-unanimement considéré comme un héros national ! Durant la seule année 1997 notre mouvement y a ouvert trois très grands temples (Delhi, Bangalore et Ahmedabad). En mai 1997, lors de l'ouverture par le mouvement Hare Krishna de son grand temple de Bangalore, dans l'Inde du Sud, le président de l'Inde, Mr Sharma, a assisté personnellement à toutes les cérémonies d'inaugurations. Il fit un long discours, reconnaissant avec gratitude la contribution énorme de notre mouvement au rétablissement de la culture millénaire de l'Inde.

Quoiqu'il en soit, que le spiritualiste rencontre succès ou difficultés dans l'accomplissement de sa mission, il est de son devoir de toujours rester humble et tolérant dans le service de Dieu, et de faire son maximum pour libérer l'humanité de la souffrance.