La Nouvelle du Jour

 

Au moment de la conception, l'être vivant, l'âme, entre dans le sein d'une mère pour accepter un corps apte à goûter joies et souffrances selon ses activités passées. Gardant avec lui les désirs de sa vie précédente, il attend désormais la formation de son corps. Le sein maternel rend son séjour inconfortable et désagréable, aussi l'enfant prie le Seigneur de le délivrer et Lui promet de devenir Son dévot.

A sa naissance, la misère continue. Des étrangers, ses parents, lui imposent d'étranges nourritures et habitudes. Aussi pleure-t-il. Tantôt souffrant, tantôt riant, il s'adapte enfin et découvre le plaisir matériel de ses sens voraces. Il pense désormais en termes de "je-me-moi".

Ayant tout oublié de sa vie précédente, il doit retourner à l'école pour étudier des sciences qui s'effaceront encore le temps venu. Il doit se conformer aux aspirations de ses parents et de la société. Il entre dans la compétition du jeu éphémère de la vie qui n'apporte que frustration.

Avec l'adolescence, s'éveille l'affreuse concupiscence. Bien qu'elle naisse dans l'innocence, elle se berce de rêves et se termine dans la déception.

Le mariage promet le bonheur éternel. Malheureusement, le mental s'agite constamment et ce qui débute dans l'enthousiasme est modifié par les habitudes et les pressions sociales.

La vie se complique: une nouvelle maison, une auto, le luxe et l'épargne sont devenus nécessaires à notre homme du monde. "Réussir" devient le but de son existence. Ainsi la forme humaine se perd-elle imperceptiblement au détriment de la réalisation spirituelle, son but premier.

Plus l'importance des biens matériels s'accroît enfants, renommée, richesse - plus l'on s'empêtre dans la lutte pour l'existence. L'homme doit ainsi commettre tant d'actes abominables au nom du bien être de sa famille. Parfois, il se voit même obligé de tuer, de voler ou de tricher sans jamais réaliser qu'il devra à son tour subir plus tard la réaction de ses actes.

Peu importe que l'on se dévoue corps et âme pour le bonheur de notre famille, inévitablement les enfants grandissent et quittent le foyer. Encore. une fois, les parents se retrouvent seuls avec leurs souvenirs. Ils essayent de profiter de "l'âge d'or" mais le Temps a fait son oeuvre en affaiblissant et vieillissant leurs sens. Ce plaisir est certes illusoire.

Ainsi les écritures mettent-elles à jour l'ignorance de chacun: malgré les douleurs croissantes, les fragilités de la vieillesse et la mort inévitable, nous continuons notre train-train quotidien comme si de rien n'était.

La mort frappe enfin. Ceux qui restent pleurent lamentablement, méprenant le corps matériel, périssable avec la personne qu'ils ont aimée. Sachant l'âme éternelle, le sage ne pleure ni les vivants ni les morts.

Même quand la santé, la richesse, la famille et les amis sont morts et enterrés, l'on s'accroche encore jusqu'à la fin. Malheureusement, la nature matérielle est apparemment très cruelle et ne nous permet pas de rester une seconde de plus que le temps accordé selon notre destin.

Sous le charme de l'illusion, les gens s'imaginent que les problèmes de la vie se résument à bien manger, bien donnir, la sécurité matérielle et évidemment une vie sexuelle satisfaisante. Mais, les Ecrits védiques réfutent cette assertion car en fait, ces besoins sont comblés par la nature, sans effort. De la même manière, Jésus disait: "C'est pourquoi je vous dis: ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux dans le ciel; ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans les greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux?... Considérez comment croissent les lis des champs; ils ne travaillent pas ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux... gens de peu de foi." (Matthieu 6:25-30).

Le problème réel de la vie consiste à enrayer la souffrance de la vie matérielle, de la naissance et de la mort, et pour ceci il faut refuge aux-pieds du Seigneur en récitant le maha-mantra: Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare

Puisé dans la revue, Chaque Ville et Village.

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare