Peu importe la peine, elle nous accable car nous prenons notre corps pour notre vrai moi et ce n'est pas du tout le cas. Nous sommes différents de ce corps et nous appartenons à un autre monde.

C'est à l'âme demeurant dans le corps qu'appartient la vraie connaissance. Malheureusement, à cause de l'ignorance, l'être vivant s'identifie au corps, et pour cette raison, il éprouve du plaisir et de la douleur. Une âme avancée dans la connaissance, qui a pris conscience de son identité spirituelle— il n'y a pas de raison de se réjouir ou d'être chagriné au point de vue matériel. Il se situe en effet toujours sur un plan qui transcende la vie conditionnée.

L'être vivant possède bien des choses en ce monde —un corps matériel, des enfants, une femme et ainsi de suite (dehapatya-kalatradisu). Il peut se croire protégé de la sorte, mais toutes ces possessions ne lui sont en fait d'aucun secours: il est contraint d'abandonner sa situation présente et d'en accepter une autre. Sa nouvelle condition peut ne pas lui être favorable, mais même dans le cas contraire il doit y renoncer et accepter à nouveau un autre corps. Ainsi se poursuivent les épreuves auxquelles le soumet son existence matérielle. Un homme sensé devrait être parfaitement conscient du fait que ces choses-là ne pourront jamais le rendre heureux. Il faut réaliser sa propre identité spirituelle et servir éternellement Dieu, la Personne Suprême. (Srimad-Bhagavatam 6.15.23)

Tout ce qui est matériel est un produit de l'imagination car ces créations sont parfois visibles et parfois non. La nuit, quand nous rêvons de tigres et de serpents, ces animaux ne sont pas réellement présents, mais nous réagissons quand même à ce que nous voyons dans nos rêves. De même, toute chose matérielle est comme un rêve parce qu'en fait elle n'a pas d'existence permanente.

La nuit, il arrive que l'on rêve de tigres et de serpents; on les voit bel et bien pendant le rêve mais une fois celui-ci achevé, ils n'existent plus. De même, le monde matériel est une création de notre imagination. Nous sommes venus en ce monde afin de profiter des ressources qu'il nous offre, et parce que nous avons l'esprit accaparé par des choses matérielles, notre imagination nous fait découvrir de très nombreux objets de jouissance. C'est la raison pour laquelle nous recevons divers corps. Selon les idées que nous suggère notre mental, nous oeuvrons de diverses manières, animés de désirs variés, et les avantages que nous désirons nous sont octroyés par la nature sur l'ordre de Dieu, la Personne Suprême (karmana daivanetrena). Nous sommes ainsi de plus en plus enchaînés à des conceptions matérielles et illusoires. Voilà quelle est la raison de nos souffrances ici-bas. Une activité en engendre une autre, et toutes résultent des idées issues de notre mental.

(Srimad-Bhagavatam 6.15.24)

 

Le Mouvement pour la Conscience de Krsna s'efforce effectivement d'amener la société humaine à une condition paisible. A cause d'une civilisation fourvoyée, les gens se jettent dans la vie matérialiste comme des chats et des chiens; ils accomplissent toutes sortes d'actions abominables et pécheresses, et ils s'enlisent de plus en plus dans la matière. Au contraire, une personne faisant partie du Mouvement pour la Conscience de Krsna prend conscience tout naturellement de sa véritable identité car Sri Krsna, le Seigneur, fait en sorte qu'elle comprenne avant tout qu'elle n'est pas le corps, mais le propriétaire de ce dernier. Lorsqu'on comprend ce simple fait, on peut se diriger vers le but de l'existence. Comme les gens ne sont pas éduqués en fonction de l'objectif réel de la vie, ils travaillent comme des fous et s'attachent de plus en plus à l'atmosphère matérielle. L'homme fourvoyé accepte la condition matérielle comme si elle devait durer à jamais. Il doit cependant perdre foi dans les choses matérielles et se défaire de l'attachement qu'il éprouve pour elles. C'est alors qu'il trouvera le calme et la paix. (Srimad-Bhagavatam 6.15.26)

Écrit et compilé par Aprakrita Dasa.

Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare

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