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« Cher ami, si tu es vraiment attaché à tes amis de ce monde ne tourne pas ton regard vers le visage souriant de Śrī Govinda, qui Se tient sur les berges de la Yamunā à Keśīghāṭa. Jetant des regards obliques, Il porte Sa flûte à Ses lèvres, qui ressemblent à des ramilles fraîchement épanouies. Son corps transcendantal, qui dessine trois courbes, rayonne sous le clair de lune. »

TENEUR ET PORTEE

Ce verset, tiré du Bhakti-rasāmṛta-sindu (1.2.239) est relatif au service de dévotion dans la pratique. D’ordinaire, dans leur vie conditionnée, les gens recherchent le plaisir que procurent les liens sociaux, l’amitié et l’amour matériels. Ce prétendu amour est en fait de la convoitise et non de l’amour, mais les hommes se contentent d’un concept aussi erroné de l’amour. Vidyāpati, l’illustre poète et érudit de Mithila, disait que les plaisirs de l’amitié, de la vie sociale et de la famille en ce monde matériel sont comme une goutte d’eau, quand notre cœur aspire à un océan de plaisir. On compare le cœur au désert de l’existence matérielle, car il requiert un océan de plaisir pour l’irriguer. Une goutte d’eau dans le désert, pour être de l’eau, n’en est pas moins dénuée de valeur. De même, en ce monde matériel nous ne trouvons jamais satisfaction dans les plaisirs de la vie sociale, de l’amitié ou de l’amour. Par conséquent, celui qui aspire à baigner son cœur d’un vrai bonheur doit rechercher les pieds pareils-au-lotus de Govinda. Dans ce verset, Rūpa Gosvāmī indique que si l’on veut les plaisirs de la vie sociale, et de l’amour matériels, il ne faut pas chercher refuge au pieds pareils-au-lotus de Govinda car on oublierait alors une aussi infime quantité de prétendu bonheur. En revanche, celui qui n’est pas satisfait de ces plaisirs illusoires peut rechercher les pieds pareils-au-lotus de Govinda, qui Se tient sur les bords de la Yamunā à Keśītīrtha, ou Keśīghāṭa à Vṛndāvana, et qui attire toutes les gopīs à Son service d’amour transcendantal.

(Caitanya Caritāmṛta Ādi 5.224, Teneur et portée)

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